jeudi, juillet 18, 2013

Je jardine écolo, j'arrose écolo!

Aaaaah... cette denrée *inépuisable* qu'est l'eau potable...

L'eau n'est pas gratuite

Avoir grandit en ville m'a longtemps confinée dans cette idée que l'eau, c'est gratuit, ça sort du tuyau ou du robinet dès qu'on ouvre et c'est intarissable. Ne nous a-t-on pas rappelé sans arrêt en classe de science nat. au primaire que le Québec baigne carrément dans l'eau douce, que nous avons l'une des plus grandes réserves mondiale de cette eau tant convoitée et qu'elle ne cessera jamais de couler?

Ça doit expliquer pourquoi certaines personnes lavent leurs voitures toutes les semaines, pourquoi d'autres vont laver leur allée... Pourquoi quand les parcs, les jeux d'eau sont parfois ouvert même lorsqu'il n'y a personne... L'eau coule à flot! [dans tous les sens du terme]. 

Les québécois seraient au 2e rang des plus grands consommateurs d'eau au monde, avec un usage de près de 400 litres par personne par jour! C'est pas un peu aberrant comme résultat!? Sachant que pour d'autres pays, comme la France, on parle de 180 litres, c'est moins que la moitié! 

En voyant de tels chiffres, faut pas se demander pourquoi les villes sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des mesures pour déduire le gaspillage, allant jusqu'à donner des amendes aux citoyens fautifs.

La tête dans le sable

En plus d'avoir la pensée magique quant à l'immortalité de nos ressources d'eau, une autre faute que nous commettons, c'est d'oublier que filtrer toute cette eau a un coût, que chacun défraie dans les taxes municipales! Le volume d'eau à filtrer est proportionnel à la demande. Or, plus la demande est grande... plus ça prend d'installations et d'énergie pour assurer les besoins en eau potable de la population! Et chaque année, les taxes augmentent et les citoyens s'insurgent! [parfois à tord, parfois à raison, mais en ce qui concerne la filtration de l'eau...] 

La vie à la campagne c'est différent

Peut-être est-ce parce que maintenant, je vis suffisamment loin de tout grand centre urbain pour ne pas être connectée aux canalisations d'eau traitée que je suis amenée à penser autrement!

Hé oui, je vis maintenant avec un puits! Un puits qu'il faut apprendre à connaître, à aimer et à respecter. Parce que l'abuser signifierait manquer d'eau! Nous avons la chance d'être connectés sur une bonne veine et en plusieurs mois, nous n'avons jamais manqué. Reste toutefois cette préoccupation omniprésente à prendre soin de cette eau précieuse et à ne pas gaspiller!

L'une des façons que nous avons trouvé, c'est de récupérer l'eau de pluie pour l'arrosage du jardin et du potager! C'est bien évident que les fleurs et les plantes du potager sont avides d'eau fraîche, alors il fallait trouver un moyen de répondre à leurs besoins sans gaspiller notre puits.

Notre modeste installation

Il fallait d'abord mettre la main sur un baril! Pour certaines personnes, ça peut signifier une certaine dépense. Toutefois, quand on prend le temps de chercher un peu, il est possible de trouver des barils de plastique tous simples qu'on peut recycler en collecteur d'eau! 

Sur le marché, on en trouve spécialement conçus pour la chose, vendus avec une petite valve et tout le tralala, mais après avoir jeté un œil aux prix, j'étais assez dégoûtée! Comme n'importe quel item "spécialisé", on se permet de vendre ça une petite fortune! À vous de voir si vous tenez à la version de luxe, ou si un simple contenant recyclé fait votre affaire! Dans notre cas, nous avions déjà un baril à disposition. On a simplement retiré la partie du dessus et le tour est joué!

Ensuite, il faut trouver un endroit efficace pour le remplissage. Car laisser M.Baril en plein milieu du terrain... ça va prendre des siècles pour qu'il se remplisse! Ou alors un déluge! Le mieux, c'est sous une gouttière. Si c'est possible, choisissez la plus longue, exemple sur une large façade, la récolte d'eau est volumineuse et le baril va se remplir très très vite!

Un baril bien plein! Des plantes heureuses!

En une bonne averse, le notre est plein aux rebords! Quant à l'usage qu'on en fait, on essaie d'espacer les arrosages en tenant compte de la météo, de la chaleur, du degré d'humidité du sol. Les plantes en pots ont besoin d'être arrosées 1 à 2 fois par jour. Au potager, en grandes chaleurs, ça peut parfois tenir deux jours. Et bien évidemment, on arrose seulement le pied des plantes.

Dans notre cas, nous avons un assez grand potager, plusieurs plantes et plates bandes... Un arrosage de l'ensemble de nos plantes requiert environ le tiers du baril. Il faut savoir utiliser nos ressources intelligemment, mais jusqu'à présent, nous avons survécu à de brûlantes journées! Cela dit, l'an prochain, nous prévoyons l'installation d'un deuxième baril, histoire de pallier à d'éventuelles longues sécheresses!

Il est aussi bon de savoir qu'une eau tempérée et naturelle est de loin la meilleure eau à offrir aux plantes extérieures! [mais je vous reviendrai là-dessus! J'ai plein d'infos sur l'arrosage adéquat des plantes]. Bref, je crois qu'on peut pas faire mieux!

Dernier petit avantage : lorsque le niveau est haut, c'est un excellent abreuvoir pour les oiseaux! [by the way, les fientes ça décore un baril... *découragée*]

Parlant d'économiser l'eau, vous avez des idées, des astuces, des moyens que vous utilisez vous-mêmes à la maison!? Je veux les connaître! La discussion est ouverte!

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